Roman -Dedans ce sont des loups, Stéphane Jolibert

dedans ce sont des loups

Une jolie surprise pour mon premier service presse. Comme quoi, c’est bien de faire des stages en librairie ^^. J’ai fini ce roman aujourd’hui et j’en ai déjà vendu un ! C’est pour vous dire. Un premier roman pépite.

L’auteur

Stéphane Jolibert a grandi au Sénégal et a étudié à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne avant de bourlinguer de longues années du côté du Pacifique Sud où il exerça le métier de directeur artistique. Il s’établit à Paris à la fin des années 2000, il y enseigne la communication visuelle et la sémiologie de l’image.

Dedans ce sont des loups est son premier roman.

L’oeuvre

Dans le Grand Nord, au milieu du froid vit une communauté qui tourne autour d’un lieu appelé le Terminus. Bar, bordel, … Beaucoup de fugitifs s’y retrouvent pour ne craindre plus rien des autorités. Dans cet espace hors du temps et de l’espace nous suivons Nats, Tom, Leïla, Sarah et les autres membres de ce groupe qui fonctionne comme une meute de loup, avec un mâle alpha inconnu… Chacun avec son histoire propre et souvent difficile vient nourrir le suspens.

Bilan

Amateur ou non de polar et de suspens courrez, c’est un petit bijou qui gagne à être connu. Ça ne paye pas de mine, premier roman, pas forcement mis en avant, il se revèle être une très très bonne surprise.

On s’attache aux personnages, à leur parcours, à leur évolution. C’est surprenant de retrouver ce fonctionnement animal dans un groupe où les membres ne sont pas tous des enfants de coeur, où tout n’est pas rose (loin de là).

Au milieu des cadavres de types indésirables on croise l’amour, la violence, le protection, la peur, le doute. Le tout avec une justesse si belle qu’on ne peut plus s’arrêter…

Bref, un petit coup de coeur pour moi.

Citation

« Il écouta le silence un moment, puis il écrasa sa cigarette contre le poteau, rangea son mégot dans sa poche et fouilla une autre poche pour y trouver une flasque. Il avala trois rasades d’une gnôle distillée par le vieux Tom, un tord-boyaux de première catégorie, pile le genre de boissons qui vous réchauffe illico en balayant au passage quelques neurones inutiles. »

« A l’extérieur des murs du Terminus, chacun était libre d’aller et de venir comme il l’entendait, de trucider son prochain, de dérouiller sa femme et ses gosses, de torturer des bêtes, ses proches, ou de commettre tout autre exploit dénué de morale ou de logique. Dehors, chacun faisait ce qu’il voulait. Mais dedans, on se pliait aux règles, et l’une d’elles édictait qu’au Terminus, aux putes on n’y touchait pas. »

Bien à vous,

La Baronite
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